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Camille Lucas

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Une journée pour dire non à l’homophobie et à la transphobie

Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Cet évènement a vu le jour en 2003 au Quebec grâce à l’initiative de la Fondation Emergence. Depuis, il est célébré dans de nombreux pays. Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie.

Le 14 mai 1969, le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau réforme le Code criminel et décriminalise les actes homosexuels au Canada. Depuis, les droits des personnes homosexuelles et transsexuelles ont fait des progrès. Du mariage pour tous à la modification du sexe à l’état civil en passant par une meilleure protection des personnes atteintes de dysphorie de genre, le Canada fait figure de pionnier pour les droits accordés à la communauté LGBTQ+. En Nouvelle-Écosse, les membres de la communauté bénéficient de conditions favorables pour leur épanouissement personnel. Zoé Comeau, femme transgenre, reconnait que son parcours a été bien compris et accueilli par son entourage : 

femme transgenre

Zoé Comeau, femme transgenre (Photo : FB Zoé)

« J’ai beaucoup été impliquée dans la communauté. Il n’y a pas une personne qui ait dit un commentaire désobligeant, il n’y a pas une personne qui m’ait regardée d’un mauvais œil. Il n’y a personne qui « care » [qui fasse attention NDLR] et je pense que c’est la meilleure chose. Le monde me voit comme Zoé, et c’est juste comme ça que ce doit être » témoigne Zoé Comeau. 

Rejetant le genre masculin de sa naissance, Zoé raconte sa renaissance après son changement de sexe et d’identité. Après plusieurs mois, et des trésors de pédagogie et de diplomatie, elle est parvenue à faire modifier ses documents administratifs. Zoé confie avec soulagement être arrivée au bout d’une étape longue et difficile.

femme transgenre

Zoé Comeau, femme transgenre (Photo : FB Zoé)

« Mon cas est unique. Je ne suis pas l’Histoire des personnes transgenre en Nouvelle-Écosse. J’ai grandi d’une manière privilégiée. J’ai grandi dans une communauté tolérante, compréhensive. Il y a des difficultés, ça existe […], mais ça n’a pas été mon vécu et je suis contente de ça. Je suis consciente qu’il reste du travail à faire […] Mais il y a l’espoir. » poursuit Zoé.

Aujourd'hui, le Canada peut se targuer d'être en pointe sur la cause LGBTQ+. Certes, la communauté a encore des combats à mener. Elle attend que les personnes puissent bénéficier d’une prise en charge du traitement hormonal, par exemple, explique Zoé, qui se dit confiante.

 

Article de Sébastien: https://canada-info.ca/une-journee-pour-dire-non-a-lhomophobie-et-a-la-transphobie/?fbclid=IwAR2bz0axHeaX8Q_nGSpimueACnMdK7wUMNT-03rCo2Om1ZRqskjYiEzK47M

 

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